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Traitement
de charpente

Traitement de charpente

ANATOMIE DU BOIS

Matériau utilisé depuis des millénaires dans la construction et ce, dans le monde entier, nos charpentes sont traditionnellement fabriquées en bois. On qualifie ce matériau de "vivant" car il est organique.

En effet, la structure molléculaire du bois est composée de :
- 50% de carbone,
- 43% d’oxygène,
- 6% d’hydrogène,
- 0,5% d’azote,
- 0,5 et 1,5% de cendres.

Les constituants organiques majeurs de la paroi cellulaire sont :
- La cellulose (35 à 60%),
- Les hémicelluloses (10 à 20%),
- La lignine (20 à 30%)

De ce fait, le bois est un matériau biodégradable. Sa nature organique lui confère une sensibilité aux agents biologiques tels que les insectes xylophages et les champignons lignivores.

LES ATTAQUES BIOLOGIQUES ET LA DURABILITÉ NATURELLE

D’une manière générale, il faut considérer l'aubier (que l'on trouve directement sous l'écorce) comme périssable. Il contient des substances de réserve (amidon) dont l’agent biologique tirera profit.
Par exemple :
- les champignons de bleuissement dans les aubiers, ou les bois parfaits sur les résineux ou feuillus.
- les lyctus, insectes xylophages des bois feuillus.
La durabilité d’une essence est liée au comportement de celle-ci face aux agressions biologiques, de la simple altération esthétique jusqu’à la perte complète de ses propriétés mécaniques.

L'experience acquise depuis de nombreuses années a permis d’élaborer des normes sur la durabilité naturelle des essences commerciales les plus utilisées en Europe. Il a donc été défini cinq classes de risques qui correspondent aux différentes situations en service auxquelles les bois peuvent être exposés. La norme EN 335 qui définit cinq classes de risques permet de définir la nature du traitement qui devra être prescrit. Si l’on décide d’entreprendre un traitement, il faudra en définir le type, le produit utilisé et tenir compte de l’aptitude de l’essence au traitement.

En Europe, les principaux agents destructeurs sont les coléoptères (capricorne, lyctus, anosium oucrilette), les hymenoptères (sirex ou guêpe des bois), les insectes sociaux (termite) et les champignons (mérule).

TRAITEMENT PREVENTIF CURATIF : CHARPENTE TYPE FERMETTES

- Le traitement de surface

Ce traitement concerne les charpentes de type FERMETTE ayant subis un traitement à la mise en oeuvre, et ne présentant plus aujourd’hui les garanties de protection nécessaires du fait de l’ancienneté du traitement. Il apporte une protection contre toute contamination future, et surtout une ACTION CURATIVE, si la charpente est déjà attaquée.
En effet, les faibles sections de bois constituant la charpente et le fort taux de pénétration du produit assurent très efficacement une action curative en profondeur.

- Le sondage

Il consiste à sonder de places en places tous les éléments de la charpente, attaqués ou non, afin de déterminer les zones contaminées.

- Le brossage et le depoussiérage

Il consiste à nettoyer toutes les surfaces à traiter, afin de favoriser la pénétration du produit lors de la phase de pulvérisation.

- Pulvérisation

Une 1ére pulvérisation est effectuée sur l’ensemble de la charpente, et sur toutes les faces des pièces de bois. Dans les mêmes conditions, une 2éme pulvérisation est appliquée avant séchage complet de la 1ére, afin de favoriser une pénétration parfaite du produit.

TRAITEMENT CURATIF : CHARPENTE TRADITIONNELLE

- Traitement en profondeur

Cette opération est pratiquée dans tous les éléments de la charpente, attaqués ou non, (suivant le respect des normes en vigueur).

- Le sondage

Il consiste à sonder de places en places tous les éléments de la charpente, attaqués ou non, afin de déterminer les zones contaminées.

- Le brossage et le depoussiérage

Il consiste à nettoyer toutes les surfaces à traiter, afin de favoriser la pénétration du produit lors de la phase de pulvérisation.

- le forage

Des puits d’injections de 9.5mm de diamètre seront forés, en respectant les normes en vigueur, jusqu’au 2/3 de l’épaisseur du bois, et disposés en quinconce sur le parement, et en ligne sur le chant. Les puits doivent être espacés de 33cm. (environ 3 par mètre).
Dans le cas des grosses sections de bois, il est procédé au forage des deux faces opposées.

- L'injection

Chaque forage reçoit un injecteur en polypropylène, équipé d’un clapet anti-retour en acier inoxydable. Ce clapet empêche le retour du produit et maintient la pression à l’intérieur du bois pour une diffusion parfaite dans les fibres.
L’injection est réalisée à l’aide d’une pompe hydraulique est maintenue jusqu'à suintement apparent du produit sur les faces externes du bois. La pression d’injection varie en fonction de la section du bois à traiter.

- La pulvérisation

Cette application de surface sera réalisée sur toutes les pièces de bois, y compris liteaux et voliges. Elle a pour but de renforcer l’efficacité du traitement en profondeur et surtout de protéger les pièces de bois contre tout risque de nouvelles attaques.